Accro aux jeux d'argent, désillusion et déboireComment échapper à l'addiction du jeu ?4 oct. 2009 Nantcy Leone
miser de l'argent - 20 minutes
Sensation forte, adrénaline, appât du gain… Les raisons de jouer sont multiples. Mais comment ne pas dépasser la limite du raisonnable ? Les sommes gagnées lors de paris, tournois ou jeux de chance en font rêver plus d’un ! Si cela arrive aux autres, pourquoi pas à nous ? On s’entraîne, on fait des probabilités, on se perfectionne au fil du temps mais on devient vite accro ! Et l’appât du gain est parfois si fort qu’il en devient dangereux. Aujourd’hui, jouer et miser est devenu un jeu d’enfant : un ordinateur et une connexion Internet suffisent pour s’adonner à sa nouvelle passion et à l’espoir de décrocher un jour le gros lot ! Mais à quel prix ? Comment ne pas tomber dans l’engrenage de l’addiction et perdre toutes notions de la réalité ? Victime de la dépendance« J’aimerai pouvoir m’arrêter de jouer car j’ai misé beaucoup d’argent et j’ai quasiment tout perdu. Mais l’espoir de se refaire et d’empocher le jackpot est plus fort ! » déclare Christine, joueuse addict depuis deux ans : poker, loto, euro millions, bingo…Elle a tout essayé. Et ses rêves de richesse se sont envolés. Comme 1 à 3 % de la population française, soit 200 000 personnes, Christine est dépendante des jeux. Marc Valleur, psychiatre et vice-président de l’Observatoire des Jeux nous éclaire sur le sujet : « Il y avait une description traditionnelle du joueur pathologique : celle d'un homme relativement jeune et chercheur de sensations fortes, mais plus inséré socialement que le toxicomane. Mais aujourd'hui, ce profil est en train de voler en éclat car tout le monde joue. Il y a de plus en plus de femmes, de personnes âgées ou ayant des problèmes économiques : des Rmistes, des chômeurs, des immigrés : en jouant très peu, ils peuvent se ruiner très vite. » Une seule solution, la contre attaque !Le gain, la perte et le désespoir sont les trois phases qui rythment le quotidien des joueurs. Leur vie, construite autour du jeu, les désocialisent totalement. Le jeu, devenu alors une drogue est vécu comme une obsession. Plus le joueur se met en difficulté financière, plus il espère « se refaire ». Pour ne pas tomber dans la dépression et sortir de cet enfer, il doit avant tout prendre conscience de son état. L'entourage doit sonner la sonnette d'alarme et s'armer de courage pour ne pas baisser les bras. A ce stade, une cure de désintoxication est indispensable :
Si rien n’y fait et que la dépression n’est pas loin, il convient de consulter. Psy, associations de joueurs dépendants, famille et amis sont là pour vous aider. Tous droits réservés Nantcy Leone. Demandez l'autorisation de l'auteur avant toute reproduction sur Internet ou dans la presse traditionnelle.
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